Identité nationale : comment mieux vivre ensemble ?

Publié le par le blog d'Anne BEAUCHEF



Il y a quelques jours, le vaste débat de l’identité nationale  a été lancé et je souhaite que chacun puisse y apporter sa contribution !

Oui ce débat m’intéresse ! il m’intéresse car l’identité nationale est un très beau sujet de  questionnement personnel et collectif : c’est un sujet de discussion passionnant. Il m’intéresse aussi car il nous force à nous interroger sur notre rapport à l’autre, sur ce qui fait notre fierté, sur ce qui, pour chacun de nous, constitue un élément de notre identité, de notre appartenance à la nation française.

Ce débat est pour moi fondamental car aucun des éléments caractérisant l’identité d’un peuple n’est immuable : le territoire, la culture, les valeurs, la langue, et bien sûr le destin commun puisqu'il reste à bâtir.
Cet héritage devient perspective : il s’enrichit de génération en génération. La mondialisation si âpre gomme chaque jour un peu plus les
caractéristiques propres de chaque nation.
Il faut nous adapter tout en faisant le point sur ce qui aujourd’hui caractérise notre identité. 

Alors pour moi l'identité nationale c'est d'abord
un héritage commun, un patrimoine un socle commun de valeurs qui s’enrichit de génération en génération
-L’identité nationale c’est aussi l’attachement à nos valeurs républicaines
(liberté, égalité, fraternité et la laïcité)
-L’identité nationale c’est le respect et la défense de notre langue
-L’identité nationale c'est affirmer que la France est le pays de libertés mais que tout ne peut y être admis. C'est dire que notre pays n'acceptera jamais les communautarismes.
C'est dire haut et fort que nous ne pouvons accepter l'asservissement de quiconque et que par exemple la burqa doit être interdite.
Enfin, l'identité nationale, c 'est dire qu'en France les communautarismes n'ont pas leur place.

En Europe, nous sommes confrontés à des transferts démographiques venant des pays du Sud. Pour réussir l’intégration de ces immigrés et éviter tout communautarisme, il faut aborder l’identité, sans racisme ni xénophobie. L'identité, est un ciment qui unit les hommes. C'est le gage d'une construction solide.


En bref, je suis convaincue que ce débat sera un rendez-vous de rassemblement car notre  pays est un pays moderne qui doit se réinventer avec les citoyens qui la composent.

L’identité nationale n’est pas un gros mot contrairement à ce que la Gauche pense, à tort.

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Pedro 26/11/2009 23:27


Anne,

c'est courageux d'aborder ce sujet sur ton blog et je t'en remercie.

Quand j'ai décidé de venir en France, ce n'était ni pour fuir la misère ni parce que mon pays natal ne me plaisit pas, mais parce que j'avais envie de connaitre la France de l'intérieur.

Ce pays a tellement donné à l'Humanité au niveau littéraire, philosophique, politique, et artisitique qu'il était pour moi inimaginable de ne pouvoir le connaitre.

Je suis un passionné de la langue française. Alors tu imagines mon bonheur de pouvoir marcher dans les rues où vivaient Chateaubriand, Voltaire, Proust, Céline (oui Céline) ou Zola.
De renter dans le bureau de l'Empereur à la Malmaison, ou de voir la dague qui a tué Henri IV.

Cette nation, s'est construite sur les sacrifices, les invasions, le sang et la Terreur, la résistance et la collaboration, avec les girondins et les jacobins, les communistes et les Gaullistes, et
la moindre des choses que je puisse faire, c'est de respecter ce passé, de l'assumer en tant que citoyen, et de l'assumer en entier.

Napoléon disait: "de Clovis au comité de salut public, j'assume tout." et ç'est cela la Nation.
C'est de décider que le passé appartient à ceux qui l'ont fait, sans le nier, le prolonger en améliorant encore plus les bons côtés et en pardonnant pour les mauvais. On ne peut avancer avec le
regard dans le rétroviseur.

Je le dis avec la sérénité de ceux qui n'ont pas laissé des proches dans les pages tournées de ce pays, mais je le dis aussi parce que j'ai envie de participer à tourner les prochaines pages. Mais
pour moi le fond, la forme et l'encre doivent rester intacts.

Ce livre, sur lequel Clovis, Saint Louis, Henri IV, Louis XIV, Napoléon et le Général de Gaulle ont posé leurs empreintes, pour moi, est non négociable.

J'aime ce pays, je suis attaché à son identité et je me batterai à ma manière et avec mes moyens pour qu'elle soit préservée.

Chacun doit se poser une question simple, comme le disait si justement John Fitzgerald Kennedy:

"Ne vous demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous, mais ce que vous pouvez faire pour votre pays."

Méditons sur cette phrase, et rappelons nous que la France reste aujourd'hui le pays où il fait le plus bon vivre au monde !

amitiés,

Pedro.