La réconciliation nationale par le sport

Publié le par le blog d'Anne BEAUCHEF

4727829740_7cd2e334ae.jpgL'été est  une période propice pour voir les films que l’on n’a pas eu le temps de voir le reste de l’année. Hier soir j’ai vu INVICTUS, de Clint Eastwood avec Morgan Freeman dans le rôle de Nelson Mandela. Ce film traite de 2 choses que j’aime : la politique et le sport.

 

Invictus c’est l'histoire de Mandela, qui en 1994, 1er président noir d’Afrique du Sud après 27 ans de prison, décide de s’appuyer sur l’équipe nationale de rugby, les Springboks, chéris par les Afrikaners, pour rallier la minorité blanche à sa cause de la réconciliation nationale.

 

Le défi pour Mandela est immense ! il doit pouvoir réaliser les désirs des noirs sans pour autant accentuer les peurs des blancs.

Le discours du président semble impossible à tenir : il faut pardonner, et ne pas céder à la vengeance.
Mais comment gouverner deux groupes si différents ?

Visionnaire, Mandela comprend que le sport, fédérateur pour une nation, peut être plus important que des affaires politiques.

Le point d’orgue de ce calcul politique sera la victoire des Sud-Africains lors de la Coupe du monde de rugby de 1995.

 

Le sujet est intéressant, j’ai aimé ce film. Ce n’est pourtant pas le grand film auquel je m’attendais, celui qui vous émeut, vous transporte. Invictus mérite d’être vu : il y a si peu de films autour des thèmes du pardon, de la réconciliation, de la volonté d’être ensemble ! Cette page de l’histoire contemporaine de l’Afrique du Sud est forte et riche d’enseignements. A voir !

 

 

Invictus est un court poème de William Henley. Le titre latin signifie « invaincu, dont on ne triomphe pas, invincible »  et se fonde sur la propre expérience de l'auteur puisque ce poème fut écrit en 1875 son lit d'hôpital, suite à son amputation du pied.

Il est l'un des poèmes préférés de Nelson Mandela.

Magnifique poème qui l'accompagna pendant ses 27 années de captivité

 

Hors de la nuit qui me recouvre,
Noire comme un puits d’un pôle à l’autre,
Je remercie les dieux, quoi qu’ils puissent être
Pour mon âme indomptable.

Tombé dans l’étreinte des circonstances
Je n’ai pas gémi ni pleuré à voix haute.

 

Sous les coups de la fortune
Ma tête est ensanglantée, mais redressée.

Au-delà de ce monde de colère et de pleurs
Ne plane que l’Horreur de l’ombre.
Et pourtant la menace du temps
Me trouve et me trouvera, sans peur.

 

  Peu importe l’étroitesse de la porte,
Le nombre des punitions sur le parchemin,

Je suis le maître de mon destin
Je suis le capitaine de mon âme.

 

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