Le Mans perd toujours des habitants : une réalité attristante et préoccupante

Publié le par le blog d'Anne BEAUCHEF

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Les chiffres de l’INSEE relatifs au nombre d’habitants au Mans dévoilés dans Ouest-France cette semaine et Le Maine-Libre (ce matin) sont préoccupants et attristants.

 

Attristants parce que perdre 2 558 habitants en 10 ans révèle qu’aujourd’hui Le Mans compte plus de départs que d’arrivées. Le Mans séduit moins que d’autres communes périphériques en 1ère, 2ème ou 3 ème  couronne.

  La réalité c’est que malgré le développement de certains quartiers d’autres se dépeuplent. Les opérations immobilières multiples qui fleurissent sur notre territoire jouent comme un trompe-l’œil : construire ne signifie pas remplir.

 

Préoccupants parce qu’aujourd’hui avec 143 547 habitants Le Mans retrouve la population qu’elle avait dans les années 1970. En 1968, Le Mans  comptait 143 246 habitants, en 1975 : 152 285.

 

Préoccupants aussi parce que cette baisse est devenue chronique et qu’elle ne  conduit pas la municipalité à réagir pour l’enrayer.

Je regrette qu’elle ait fait de cette réalité un tabou et qu’en la refusant elle n’agisse pas. La vérité c’est qu’hélas Le Mans n’est pas une ville suffisamment attractive et qu’elle se caractérise par son incapacité à retenir sa jeunesse et ses actifs.

 

Parmi les raisons que j’observe : la hausse constante de la pression fiscale, un immobilier pas toujours abordable, un versement transport élevé prélevé sur les salariés, des projets coûteux et controversés, des prix de certains services en hausse régulière (cantines, transports en commun, stationnement…), un déficit d’image de la ville, une dynamique économique molle…..

 

 

Cette réalité n’est pas une fatalité, mais encore faut-il ne pas la nier. Je doute que des opérations de marketing pur telles que « Le Mans une marque » rendent notre ville plus attractive.

Faire d’une ville, un produit marketing est-elle LA bonne idée ?

 

 

Un site très instructif:

insee.fr

statistiques-locales

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DEPIETS PICARD Damien 06/01/2011 14:25


Bonne analyse de la situation mais surtout triste situation.

Quand j’entendais parler de notre ville du Mans à l’époque de Monsieur Jarry, les superlatifs « ville de vieux », « ville morte » étaient parmi les plus couramment usités concernant notre
ville.
Il est vrai qu’au niveau infrastructure, qu’elles soient sportives, culturelles, économiques, le Mans faisait place de premier choix dans la médiocrité.

Aujourd’hui, Monsieur Boulard est la, et qu’elle est le constat ? « ville de vieux, ville morte ». Alors que pendant ce temps la notre cher Maire a voulu tenter de redorer le blason (son propre
blason peut être ?) de la ville avec de multiples constructions, transformations, tentatives d’améliorations de notre cité. Ceci sans l’oublier à l’aide de crédit faramineux, totalement
incontrôlés. Mais pour au final arriver au même constat d’échec, c'est-à-dire celui d’une ville qui ne donne surtout pas envie d’y rester.

Alors l’échec il est où ? Je devrais dire plutôt les échecs car ils sont multiples.
Certains dirons qu’avec les moyens de transports actuels et rapide, il est vrai que des grandes villes comme Nantes, Rennes, Paris sont bien plus attractives naturellement et tellement proches
qu’il est facile d’y accéder tout en restant à proximité du Mans, certes.
Mais quid d’Angers, Tours qui sont des villes de tailles aussi importantes que Le Mans mais dont l’attractivité n’est plus à démontrer, d’où vient cette attractivité de ces villes moyennes ?

La réponse est simple, SA JEUNESSE, ses étudiants. Et tant que les différents Maire du Mans n’auront pas compris que le dynamisme d’une ville, ce n’est pas juste construire toutes les
infrastructures, tous les résidences, toutes les zones économiques que l’on veux, mais que sans jeunes dynamiques, sans jeunes cadres, sans jeunes dont la volonté est de fonder une famille sur la
ville, sans toutes ces personnes pour les utiliser, les habiter et les dynamiser toutes ces nouvelles constructions resteront tristement et catastrophiquement vide, on ne progressera pas et la
population ne fera que continuer à décroitre.

Comme le dit madame Beauchef, aujourd’hui nous avons une ville dans laquelle les dépenses et les constructions sont faites sans réflexions, sont réalisées, on a parfois l’impression du seul fait de
la mégalomanie de notre Maire qui se sent obligés de laisser une (mauvaise ) empreinte sur notre ville.
On a une ville en SUR logement ce qui est un comble lorsque l’on voit l’état du marché immobilier ailleurs, sachant qu’une ville de Sur logement devrait proposer des loyers dans l’ensemble modérés
ou faibles justement. Mais au lieu de cela, le prix du neuf est excessivement exorbitant au Mans, résultat les propriétaires qui achètent cher s’ils ne veulent pas s’endetter plus que de raison,
sont obligés eux même de louer à des prix assez élevé dans un marché ou il y’a beaucoup trop d’habitations vide, et surtout dans les nouveaux quartiers, riches de constructions, du fait encore une
fois de la folie des grandeurs de notre Maire.
Donc la résultante de toutes ces constructions, ces projets grandioses que souhaitent le Maire pour sa ville, c’est effectivement une pression fiscale grandissante, après tout il faut bien que
quelqu’un paie pour tous ces projets.

Les solutions ? Elles sont toutes aussi simple, loin de l’idée de copier nos chères villes voisines, mais sachons reconnaitre ce qui fonctionne ailleurs aussi, mais la réponse se trouve
effectivement dans un accroissement, une amélioration nette de l’image de la ville, une dynamique économique qui doit constamment et sans cesse évoluer dans un sens positif. Et ceci en donnant
envie aux jeunes de cette ville de s’y investir. Car les jeunes d’aujourd’hui sont le cœur économique, créatif et dynamisant de demain.la ville, une dynamique économique molle…..


Dutour 06/01/2011 14:08


La Sarthe gagne 5% d'habitants, mais parmi les 10 plus grandes villes, 7 perdent des habitants. On peut s'interroger sur ce phénomène. Les villes offrent des services à la population, les habitants
les financent par la taxe d'habitation. A Savigné l'Evêque, Changé, Yvré l'Evêque, Ruaudin, on profite des services, mais on ne finance pas. Vivement une réforme qu divise par 10 le bombre des
communes.