Stade critique

Publié le par le blog d'Anne BEAUCHEF

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Le Maire du Mans a hier soir réuni de manière extraordinaire le conseil municipal afin, une nouvelle fois, de débattre de la situation du club Le Mans FC. Il nous a été proposé d'acquérir le siège du Club pour 2 millions d'euros, permettant d'insuffler de l'oxygène à un Club en situation de nauvrage.

 

 

Depuis juin 2012, c'est à un feuilleton rocambolesque auquel nous assistons ! Triste feuilleton dans lequel les élus ont le sentiment d'être au pied du mur avec en plus une arme sur la tempe...

 

 

Les promesses non tenues du Maire du Mans

 

En juin dernier, le Maire du Mans pourtant nous avait dit "c'est la dernière fois". Promesse non tenue ! Une fois encore, la collectivité est sollicitée.

 

Pourtant en juin dernier, le maire du Mans nous avait également dit il y aura un "avant et un après" à la suite du feuilleton de l'été 2012 sur la relégation financière du Club. Promesse non tenue ! Il n'y a eu aucun changement.

 

Pourtant en juin dernier, le maire du Mans s'était engagé à organiser des rencontres régulières avec les dirigeants du Club. Il a fallu réclamer à cors et à cris une rencontre en fin d'année 2012 à laquelle au final le Maire n'a pas assistée...! Pendant des années, sa gestion du dossier fut solitaire.


La préoccupation majeure: les intérêts du contribuable manceau

 

Sur ce dossier, notre préoccupation est et sera toujours que les Manceaux ne subissent pas les erreurs des uns et des autres.

 

Notre préoccupation est que les Manceaux n'aient pas à supporter fiscalement les fautes de gestion du Club et l'absence de suivi des finances du même club par la municipalité.

 

Notre préoccupation est que le stade ne devienne ni une friche, ni une charge. Personne n'a intérêt au nauvrage de Le Mans FC et par voie de conséquence à celui du stade !  

 

 

2 millions plutôt que 40 !

 

Il est donc aujourd'hui préférable d'avoir peut-être à débourser 2 millions d'euros (estimation faite par les Domaines en oct 2012 du siège du Club à La Pincenardière) plutôt que des dizaines de millions d'euros dans les années qui viennent (liquidation du Club suivie du départ de Vinci et donc versement d'une indemnité par la Ville à Vinci).

 

En d'autres termes, je préfère 2 millions d’euros que 40 si Vinci décidait de rompre la convention de concession avec la Ville du Mans.

 

En réalité, hier soir, la proposition n'a en rien règlé le problème de fond, celui du déficit abyssal du club. Elle est utile mais insuffisante, elle ne propose pas de solution de sortie. C'est une politique de bouts de ficelle. La balle reste dans le camp du club. A lui de trouver des investisseurs.

 

 

 

  Pour autant, après cette décision, il n'est pas possible de dire au Club « tout va bien, embrassons nous sur la bouche, c’est terminé ! » non ! De nouvelles relations sont à exiger.

 

Pour toutes ces raisons, je n'ai pas voté la proposition faite par le Maire du Mans et avec mes collègues je me suis abstenue.

 

 

Photo: Le Maine-Libre

 

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